Le Temps des Revelations

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Coup de coeur :

 

Le 111e Pape de la Prophétie

 
Agé de 85 ans, malade et fatigué par la charge pontificale, Benoit XVI annonçait au monde, le 28 Février 2013, qu’il avait décidé en conscience, de mettre un terme à son ministère, soucieux de ne pas donner l’image d’un Pape affaibli et incapable d’assumer sa charge. Un nouveau Pape devait donc être élu avant le 31 Mars 2013, la fonction de Benoit XVI prenant juridiquement fin au 28 Février 2013.
 
Cinq principaux candidats étaient alors pressentis : les italiens Angelo Scola et Mauro Piacenza, l’autrichien Christoph Schonborn, le canadien Marc Ouellet et le guinéen Robert Sarah. L’élection de l’italien Angelo Scola – ou d’un autre cardinal italien présent au Conclave - apparaissait alors, pour les tenants de la Prophétie de St Malachie, comme le meilleur « candidat » à l’élection du 112ème et, semble-t-il, dernier Pape que le texte latin associait à l’accomplissement de la Fin des Temps :
 
« In persecutione extrema sacrae romanae ecclesiae sedebit Petrus romanus, qui pascet oves in multis tribulationibus ; quibus transactis, civitas septi-collis diruetor ; et judex tremendus judicabit populum suun ».
 
« Dans la dernière persécution de la sainte église romaine, le siège sera occupé par Pierre le romain, qui fera paître les ouailles au milieu de grandes tribulations ; après quoi, la ville des sept collines sera détruite et un juge terrible jugera son peuple ».
 
Si le Conclave élisait un Pape italien et que celui-ci adoptait le surnom de Pierre ou de Pie XIII (en succession de Pie XII – 1939-1958), la prophétie de St Malachie pourrait alors être jugée comme accomplie.
 
Le lecteur se souviendra que la première devise utilisée par Malachie pour désigner le premier Pape de sa liste (et non pas le premier Pape de la chrétienté bien sûr), était « ex castro Tiberis » ce qui signifie « d’un château sur le Tibre » et correspond indiscutablement au Pape Célestin II, élu le 26 Septembre 1143 et mort le 9 Mars 1144, et né dans une petite ville située sur le Tibre en Toscane, Citta di Castello (= la Cité du Château).
 
Dans le même sens, le 8ème Pape de la Liste, Calixte III, élu en 1170 et mort en 1177, répond clairement à la 8ème devise « De Pannonia Tusciae » qui signifie « De la Pannonie de Tuscie » : de nationalité hongroise (pannon en latin) ce Pape fut d’abord Cardinal-Evêque de Tusculum.
 
Il est bien évidemment normal que les Papes ayant régné avant 1595, date de publication des devises de St Malachie, correspondent aux devises n°1 à 77. La devise 77 désigne le Pape Clément III, élu le 29 Janvier 1592 et décédé le 3 Mars 1605 sous le dénominatif « Crux romulea » qui correspond aux armes portées par ce Pape figurant une triple croix papale.
 
En comptant les Papes qui se sont succédés, le lecteur étant invité à revenir au besoin au chapitre précédent sur les 111 devises énumérées, on arrive naturellement aux Papes du 20ème siècle. Le 103ème Pape de Liste, dont l’ordre de règne n’est pas discutable sur un plan historique, concerne le Pape Pie X, élu le 4 Août 1903 et décédé le 20 Août 1914. À l’instar de la devise 77, la devise 103 désigne le Pape correspondant aux armes de son blason, soit en l’occurrence « une torche ardente » (devise : « Ignis ardens » c’est à dire « le feu ardent »).
 
Le 110ème Pape à compter de Célestin III, est le Pape Jean Paul II, élu le 16 Octobre 1978 et mort le 2 Avril 2005, après l’un des règnes les plus longs (27 ans) depuis Pie IX (1846-1878). La 110ème devise de Malachie : « de labore solis », c’est-à-dire « du travail du soleil », parait bien également correspondre au Pape Jean Paul II. De son vrai nom Carol WOJTYLA, ce pape est né en Pologne, c’est à l’Est où le soleil se lève, un jour d’éclipse totale du soleil le 18 Mai 1920. Nul ne peut à cet égard contester l’œuvre importante accomplie par ce Pape au cours de son long ministère et notamment son action infatigable pour la chute du communisme (ex : rencontre avec Walesa en 1981, soutien à Solidarnosc, Rencontre avec le Président communiste polonais, Visites de Gorbatchev en Décembre 1989 et Novembre 1990, Réorganisation du clergé en ex-URSS), pour le réveil de l’Église catholique dans le monde et auprès des Jeunes (inauguration des Journées Mondiales de la Jeunesse), son rapprochement avec les autres communautés chrétiennes (ex : Visite du Patriarche de Constantinople le 3 Décembre 1987, du Primat anglican en Décembre 1996 et du Patriarche suprême des arméniens le même mois, Rencontre avec le Dalaï-Lama en Novembre 2003) et religieuses de la planète (Prières inter-religieuses à Assise) et son œuvre de réconciliation avec le peuple juif (ex : rencontre avec le Grand Rabbin de Rome le 8 Février 1981, Lettre sur Jérusalem du 20 Avril 1984, Rencontre à Rome avec Shimon Pérès le 10 Février 1985, visite de la Grande Synagogue de Rome le 13 Avril 1986, Rencontre judéo-chrétienne à l’Université de Latran le 6 Décembre 1990, Signature d’un accord entre le Vatican et Israël le 30 Décembre 1993, Colloque sur l’antisémitisme chrétien en Octobre 1997, Prière devant le Mur des Lamentations en Mars 2000, visite des Deux plus grands rabbins d’Israël au Vatican en Janvier 2004). Infatigable voyageur, Jean Paul II a fait près de 90 sorties à l’étranger hors de Rome et d’Italie, parfois sur 15 jours, parcours les différents pays d’Afrique à plusieurs reprises, d’Asie et d’Amérique ; il fut l’auteur de plusieurs Encycliques et ouvrages sur la foi dont l’un des plus médiatisé « Entrez dans l’espérance » en Octobre 1994. Il a réhabilité Galilée, montrant que l’Eglise devait se réconcilier avec la Science ; il a rendu hommage aux Tziganes morts à Auschwitz, donné accès aux archives du Vatican, révélé le 3ème secret de Fatima au Portugal et condamné la pédophilie dans l’Eglise… La devise retenue par Malachie pour le 110ème Pape incarné par Jean Paul II apparaît ainsi comme parfaitement pertinente.
 
Dans son ouvrage volumineux sur les prophéties de Malachie, Jean Charles de Fontbrune met en lumière des correspondances frappantes entre le Pape Clément VII et Jean Paul II : Clément VII canonisa saint Hyacinthe qui était polonais. Ce saint, à l’instar de Jean Paul II ont étudié au collège de Cracovie. Le Premier saint fut chamoîne de la cathédrale de Cracovie alors que le Pape Jean Paul II fut avant son élection évêque de la même ville ; tous deux reçurent un enseignement de Pères dominicains ; Hyacinthe se rendit à Constantinople comme Jean Paul II se rendra à Istanbul ; enfin, clément VII qui porte les trois fleurs de lys des Médicis canonisa Hyacinthe tout comme le Pape Paul VI dont les armes portaient les trois fleurs de lys des Montini désignera Carol Wojtila Cardinal.
 
De telles correspondances accréditent l’idée selon laquelle la destinée de ceux appelés à exercer cette haute fonction religieuse répond à un sens caché pré-déterminé, ce qui confère aux devises de Malachie un caractère prophétique supplémentaire. Le 111ème Pape dans la chronologie est incarné par le Cardinal de Munich Joseph Ratzinger, élu le 19 Avril 2005 et dont la devise fixée par Malachie pour le désigner est : « gloria oliviae » c’est-à-dire « la gloire de l’olivier ». Avant son élection, les connaisseurs de la Prophétie des Papes de St Malachie avaient pensé que la devise conduisait à l’élection d’un Pape d’origine juive, l’Olivier étant l’un des symboles du judaïsme (les évangiles rapportant même que les juifs étaient venus accueillir Jésus lors de son entrée dans Jérusalem avec des rameaux d’olivier).
 
À l’évidence, l’élection du Cardinal allemand invalidait cette interprétation.
 
En réalité, le Cardinal Joseph Ratzinger a justifié son choix en faveur du nom papal de « Benoit », par une double référence : celle au Pape Benoit XV, qui a régné pendant la 1ère Guerre Mondiale (1914-1922) et a dû affronter avec son Église de lourdes épreuves et celle au fondateur de l’ordre des Bénédictins, St Benoit, né à Nursie en Italie en 480.
Il est intéressant de relever que l’évangélisation de l’Allemagne à partir du 7ème siècle de notre ère, s’est faite sous l’impulsion déterminante d’un Bénédictin : St Willibrord, et que ce pays comporte aujourd’hui l’un des plus grands nombres d’Abbayes bénédictines.
 
La 111ème devise se rapporte donc à un Pape allemand qui choisit son nom en référence à l’ordre des bénédictins qui a évangélisé l’Allemagne et dont l’une des branches, les Olivétains, fondés en 1313 à Sienne et consacrés par le Pape Clément VI en 1344, a pour emblème la branche d’Olivier et pour tenue le vêtement blanc (ce qui leur vaut le nom de Bénédictins blancs) à l’instar de l’habit pontifical ! En outre, le pontificat de Benoit XVI s’est clairement inscrit dans le sens d’une pacification inter-religieuse et d’un rapprochement judéo-chrétien initié par son prédécesseur. Par ailleurs, le terme de son ministère est marqué par une décision historique : une renonciation lucide et courageuse à son pontificat en raison d’une incapacité physique liée à son âge et à son état de santé, de poursuivre sa charge. Si son élection et le choix de son nom consacrent déjà la « gloire » de l’ordre Bénédictin (symbolisé pour St Malachie par l’olivier), le courage, l’honnêteté et l’humilité caractérisant cette décision de renonciation en constitue très nettement l’apogée.
 
Mais ce terme pontifical anticipé – rappelons que seulement quatre Papes dans toute l’histoire de l’Église ont eu recours à cette renonciation et que le dernier en date, le Pape Célestin V, remonte à 1294 de notre ère -, précipite l’achèvement de la liste des 111 Papes de Malachie et de fait l’avènement du Pape appelé à vivre « la dernière persécution de la sainte église romaine », et les « grandes tribulations ; après quoi, la ville des sept collines sera détruite et un juge terrible jugera son peuple ».

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