Le Temps des Revelations

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LE PAPE FRANCOIS, NOUVEL EVEQUE DE ROME #1

 
Au lendemain du 1er jour du Conclave, soit le Mercredi 13 Mars 2013 juste après 19h, une fumée blanche s’échappait déjà de la cheminée de la Chapelle Sixtine.
 
À 20h13, le nouveau Pape apparaissait au Balcon de la Loggia des Bénédictions : l’Archevêque de Buenos Aires Jorge Mario Bergoglio se présentait à la foule en liesse réunie sur la Place St Pierre à Rome.
 
Il est vrai qu’à cet instant, l’identité de ce nouveau Pape semblait devoir reléguer la Prophétie de Malachie au rang des oracles douteux, avec toute la remise en perspective des interprétations passées qu’une telle conclusion peut occasionner.
 
L’élection d’un italien, issue de la Curie, et plus particulièrement celle du Cardinal Archevêque de Milan Angelo Scola, donné grand favoris, paraissait facilement répondre à la dernière devise de St Malachie.
 
Surnommé « Pierre le romain », le Pape de la Fin des Temps devait être, par facilité et au prix d’une lecture littérale de la prophétie, associé à un prélat italien, lié à la Curie romaine.
 
Mais force est de reconnaitre que cette lecture s’avère beaucoup trop simpliste à l’examen des devises précédentes et de leur concordance avec les Papes précédents de même qu’à l’aune de la complexité nécessaire d’une révélation prophétique, dont l’accomplissement n’a pas vocation à être facilité ou entravé par le fait de l’homme, ce qu’une compréhension trop simple et littérale pourrait provoquer.
 
Ainsi et à titre d’exemple, la 111ème devise, qui se rapporterait donc au Cardinal Ratzinger, ne se réfère pas à son origine allemande ou en tout cas étrangère à l’Italie.
 
Pendant longtemps, la devise se rapportant au 111ème Pape, « la gloire de l’Olivier » a été perçue comme l’annonce d’un Pape d’origine juive ; à telle enseigne que beaucoup ont cru pouvoir pressentir ou prophétiser l’élection du Cardinal français Lustiger.
 
En réalité, la devise s’est avérée correspondre au Pape Benoit XVI, à l’aune de son œuvre et de son appartenance à l’ordre des Bénédictins.
 
L’identification du Pape de la Fin des Temps doit répondre à ce même critère.
 
À bien y réfléchir, l’élection d’un Pape italien, se prénommant Pierre, apparaît en réalité pour le moins improbable, tant au regard finalement de la complexité des concordances prophétiques que de la physionomie actuelle du catholicisme mondial.
 
Aussi, convient-il d’écarter cette lecture trop littérale et simpliste de la dernière devise de Malachie pour privilégier d’abord un examen plus précis de la personnalité et de l’identité du nouveau Pape élu, à l’effet de déterminer l’existence éventuelle de correspondances probantes avec la 112ème devise.
 
Au-delà, il ne faut pas perdre de vue que la Prophétie de Malachie annonce la succession de 111 papes, dont Benoit XVI est chronologiquement le 111ème, et que la devise se rapportant au Pape de la Fin des Temps, n’est pas présentée comme celle désignant obligatoirement le 112ème Pape, mais seulement celui devant vivre avec la Communauté catholique, cette Fin des Temps annoncée.
 
Cela signifie donc que finalement, un ou plusieurs papes, pourraient officier pour une très courte durée mais ne figuraient pas entre la 111ème devise et la 112ème dans la mesure où leur ministère respectif, parce que trop bref et sans effet, n’exerceraient aucune influence (à l’instar par exemple du Pape Jean Paul 1er, décédé au 33ème jour de son pontificat).
 
Ce qui frappe tout d’abord s’agissant de l’élection de ce nouveau pape, argentin, c’est le nom choisi par ce dernier : François. Non pas François 1er, mais bien François seulement.
 
L’Archevêque Bergoglio sera donc, pour la communauté des fidèles, le Pape François.
 
Issu de l’Ordre des Jésuites, son patronyme fait expressément référence au saint italien St François d’Assise.
 
Bien que de nationalité argentine, et officiant en qualité d’Archevêque de Buenos Aires, Jorge Mario Bergoglio a décidé d’adopter un patronyme italien, se référant ainsi au célèbre Saint italien Saint François d’Assise, alors même qu’il aurait pu opter pour un saint hispanique, attaché au même ordre des Jésuites, tel que St Ignace de Loyola par exemple.
 
Ce qui étonne également, c’est que Monseigneur Bergoglio, né le 17 Décembre 1936, est d’origine piémontaise, c’est-à-dire italienne.
 
Il est de ce fait pour le moins singulier que le nouveau Pape élu, à l’inverse de ses deux prédécesseurs Jean Paul II et Benoit XVI, soit un étranger d’origine italienne, choisissant un patronyme se référant directement à l’un des plus grands Saint italiens.
 
Toute aussi singulière apparait la lecture attentive de son premier discours au balcon de la Loggia des Bénédictions le Mercredi soir de son élection à l’attention des fidèles :
 
« Chers frères, chères sœurs, bonsoir. Vous savez que le devoir de ce conclave était celui de donner un nouvel évêque à Rome. Il semble que les cardinaux soient allés me chercher au bout du monde. Mais nous y voilà. Je vous remercie de votre accueil ainsi que toute la communauté de Rome. En premier lieu, j’aimerais dire une prière pour notre évêque émérite Benoit XVI. Prions tous ensemble pour lui et pour que le Seigneur le bénisse et pour que la Vierge Marie le protège. Maintenant, entamons ce voyage. C’est le chemin de l’évêque et du peuple et de l’Eglise de Rome, un voyage de fraternité, d’amour et d’évangélisation. C’est un chemin de confiance entre nous. Prions pour nous, les uns pour les autres. Prions pour le monde entier afin qu’une grande fraternité puisse émerger…
 
Maintenant j’aimerais vous bénirais je veux d’abord vous demander un service. Je vous demande de prier le Seigneur pour qu’il me bénisse. En silence disons cette prière pour moi… »
 
Après avoir prononcé la bénédiction en latin Ubi et Orbi, le Pape concluait :
 
« Demain je veux aller prier la Vierge pour qu’elle protège tout Rome. Bonne nuit et bon repos ».
 
Voilà donc un Pape non italien, issu d’un continent lointain, dont le premier discours est dirigé principalement, pour ne pas dire exclusivement, à l’attention de Rome et de la communauté de Rome ; pas un seul mot à l’attention des centaines de millions de fidèles du continent dont il est issu ; pas un mot à dimension universelle pour rappeler, en ce début de 21ème siècle, que l’Eglise n’est plus ancrée à son identité européenne d’origine, mais mondiale et diverse.
 
Bien plus, le nouveau Pape insiste sur son désir de prier pour Rome, comme si un danger particulier pesait sur cette ville que sa prière devait en quelque sorte exorciser.
 
Bien plus, la première homélie du Pape François, donnée le lendemain de son élection dans la Chapelle Sixtine, sonne comme une confirmation de la devise révélée par Malachie pour désigner le Pape de la Fin des Temps.
 
Cette première homélie, qui donne le ton de ce nouveau pontificat, radicalement novateur, mêlant la fermeté à une très grande humilité, a été prononcée après la première messe – à l’occasion de laquelle ont été lus les versets de l’évangile de Mathieu (16 :13 à 19) :
 
« 13 Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples: Qui suis–je aux dires des hommes, moi le Fils de l’homme ?
14 Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean–Baptiste; les autres, Elie; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes.
15 Et vous, leur dit–il, qui dites–vous que je suis?
16 Simon Pierre répondit: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.
17 Jésus, reprenant la parole, lui dit: Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux.
18 Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur ce roc je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle.
19 Je te donnerai les clés du royaume des cieux: ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. »
 
Dans un italien simple et accessible, le Pape François a développé l’idée de mouvement qui selon lui, caractérise l’Eglise et qui se défini en trois axes : « marcher ou cheminer », « édifier » et « confesser » :
 
« Marcher. « Maison de Jacob, allons, marchons à la lumière du Seigneur » (Is 2, 5). C’est la première chose que Dieu a dite à Abraham : Marche en ma présence et sois irrépréhensible. Marcher : notre vie est une marche et quand nous nous arrêtons, cela ne va plus. Marcher toujours, en présence du Seigneur, à la lumière du Seigneur, cherchant à vivre avec cette irréprochabilité que Dieu demandait à Abraham, dans sa promesse.
 
Édifier. Édifier l’Église. On parle de pierres : les pierres ont une consistance ; mais des pierres vivantes, des pierres ointes par l’Esprit Saint. Édifier l’Église, l’Épouse du Christ, sur cette pierre angulaire qui est le Seigneur lui-même. Voici un autre mouvement de notre vie : édifier.
 
Troisièmement, confesser. Nous pouvons marcher comme nous voulons, nous pouvons édifier de nombreuses choses, mais si nous ne confessons pas Jésus Christ, cela ne va pas. Nous deviendrons une ONG humanitaire, mais non l’Église, Épouse du Seigneur. Quand on ne marche pas, on s’arrête. Quand on n’édifie pas sur les pierres qu’est ce qui arrive ? Il arrive ce qui arrive aux enfants sur la plage quand ils font des châteaux de sable, tout s’écroule, c’est sans consistance. Quand on ne confesse pas Jésus Christ, me vient la phrase de Léon Bloy : « Celui qui ne prie pas le Seigneur, prie le diable ». Quand on ne confesse pas Jésus Christ, on confesse la mondanité du diable, la mondanité du démon.
 
Marcher, édifier-construire, confesser. Mais la chose n’est pas si facile, parce que dans le fait de marcher, de construire, de confesser, bien des fois il y a des secousses, il y a des mouvements qui ne sont pas exactement des mouvements de la marche : ce sont des mouvements qui nous tirent en arrière »
 
Cet Évangile poursuit avec une situation spéciale. Le même Pierre qui a confessé Jésus Christ lui dit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Je te suis, mais ne parlons pas de Croix. Cela n’a rien à voir. Je te suis avec d’autres possibilités, sans la Croix ; Quand nous marchons sans la Croix, quand nous édifions sans la Croix et quand nous confessons un Christ sans Croix, nous ne sommes pas disciples du Seigneur : nous sommes mondains, nous sommes des Évêques, des Prêtres, des Cardinaux, des Papes, mais pas des disciples du Seigneur.
 
Je voudrais que tous, après ces jours de grâce, nous ayons le courage, vraiment le courage, de marcher en présence du Seigneur, avec la Croix du Seigneur ; d’édifier l’Église sur le sang du Seigneur, qui est versé sur la Croix ; et de confesser l’unique gloire : le Christ crucifié. Et ainsi l’Église ira de l’avant.
 
Je souhaite à nous tous que l’Esprit Saint, par la prière de la Vierge, notre Mère, nous accorde cette grâce : marcher, édifier, confesser Jésus Christ crucifié. Qu’il en soit ainsi !
 
Cette référence à l’Apôtre Pierre, à celui qui fut apôtre du Christ et Première Evêque de Rome, dans une première homélie fondatrice d’un pontificat, sans préparation ni texte rédigé à l’avance, apparaît pour le moins singulière au regard de la prophétie de Malachie.
 
À suivre...

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