Le Temps des Revelations

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Coup de coeur :

L’histoire d’Israël revêt une dimension toute à la fois historique et religieuse : peu nombreux sont les peuples ou les communautés à puiser leur origine et la légitimité de leur implantation géographique dans un texte religieux ou dans une histoire religieuse pluriséculaire.
 
Qui n’a pas lu les conquêtes de Josué, pour installer les fils d’Israël en terre de Canaan, après le départ d’Egypte sous Moïse ? Qui n’a pas appris les pérégrinations de Jésus dans les différentes provinces de l’Antique Israël (Judée, Samarie, Galilée) ?
 
L’Ancien Testament, commun rappelons-le aux Juifs et aux Chrétiens, consigne les oracles faits aux prophètes Jérémie, Esaïe et Ezéchiel annonçant le retour des juifs du monde entier à la fin des temps :
 
« L’Eternel, ton Dieu, te prenant en pitié, mettra un terme à ton exil, et il te rassemblera du sein des peuples parmi lesquels Il t’aura dispersé » (Deutéronome 30 :3)
 
« Voici, je les ramène du pays du septentrion ; je les rassemble des extrémités de la terre ; parmi eux sont l’aveugle et le boiteux, la femme enceinte et celle en travail ; c’est une grande multitude, qui revient ici. (…) Nations, écoutez la parole de l’Eternel et publiez la dans les îles lointaines ! Dites : Celui qui a dispersé Israël le rassemblera, et Il le gardera comme le berger garde son troupeau ». (Jérémie 31 :8 et 10).
 
« C’est pourquoi voici, les jours viennent, dit l’Eternel, où l’on ne dira plus : l’Eternel est vivant, Lui qui a fait a fait monter du pays d’Egypte les enfants d’Israël ! Mais on dira : l’Eternel est vivant, Lui qui a fait monter et qui a ramené la postérité de la maison d’Israël du pays du septentrion et de tous les pays où je les avais chassés ! Et ils habiteront dans leur pays. » (Jérémie 23 : 7-8)
 
« Et vous, montagnes d’Israël, vous donnerez votre frondaison et vous porterez votre fruit pour mon peuple d’Israël, car ils sont prêt de revenir. Car me voici venir vers vous, je me tournerai de votre côté, et vous serez cultivés et ensemencés. Je multiplierai sur vous la population, la maison d’Israël toute entière ; les villes seront repeuplées et les ruines rebâties. Je multiplierai sur vous hommes et bêtes, ils foisonneront et fructifieront. Je vous repeuplerai comme dans les temps d’autrefois, et vous ferez plus de bien qu’à vos débuts : vous saurez ainsi que je suis l’Eternel. Et je ferai marcher sur vous des hommes, mon peuple Israël. Ils reprendront possession de toi (= du pays d’Israël) et tu seras leur héritage, et tu ne continueras plus à les décimer.» (Ezéckiel 36 :8-12)
 
Les juifs du monde entier, et plus précisément les juifs israéliens, puisent la légitimité de l’Etat d’Israël dans ces prophéties et dans l’histoire biblique. Les pays du septentrion représentent aujourd’hui les pays d’Occident, situés au Nord de la Palestine et « les pays où je les avais chassé » désignent les pays dans lesquels ont vécu les juifs exilés ayant survécu aux tentatives d’expulsion et d’extermination survenues au cours du dernier millénaire, dont les plus connues sont les suivantes :
 
• expulsion des juifs d’Angleterre sous le règne d’Edouard 1er au 13ème siècle,
 
• expulsion des juifs de France sous le règne de Philippe le Bel au 14ème siècle,
 
• expulsion des juifs d’Espagne sous le règne d’Isabelle Ire de Castille au 15ème siècle,
 
• expulsion des juifs d’Italie sur ordre de la Couronne d’Espagne au début du 16ème siècle, pogroms massifs en Pologne, en Ukraine et en Russie (16ème – 19ème siècle)
 
• déportation des juifs de France, d’Italie, d’Allemagne, de Roumanie et des pays d’Europe de l’Est, sous l’Allemagne nazie (milieu 20ème siècle).
 
Cette liste n’est évidemment pas exhaustive mais ne vise qu’à confirmer que les oracles faits aux prophètes de l’Ancien Testament semblent bien se rapporter au retour des juifs en terre d’Israël, à compter de la fin du 19ème siècle et à la création de l’Etat d’Israël le 14 Mai 1948. C’est au demeurant en partie sur cette conviction que se fondent les revendications d’une majorité de juifs sur la légitimité d’Israël et la souveraineté juive sur cette région.
 
Il apparait difficile d’étudier le conflit israélo-palestinien, d’appréhender les blocages de la société israélienne et d’envisager une solution au conflit qui secoue cette région depuis des décennies, en s’affranchissant d’étudier et de prendre en considération l’idéologie politique qui est à l’origine du retour des juifs en terre d’Israël (en Eretz-Israël) et du nationalisme juif qui sous-tend l’idée de nation juive en Palestine : le sionisme.
 
Fondé par l’autrichien Théodore Hertzl à l’occasion du congrès de Bâle en 1897, le sionisme se définit comme une idéologie nationaliste exaltant le lien indéfectible existant entre le peuple juif, dans son acception globale (ethnique, culturel et religieux) et la terre d’Israël. Face au risque accru d’assimilation des communautés juives d’Europe, du fait notamment du libéralisme, et de l’affaiblissement de la religion au sein de ces communautés, et paradoxalement devant la montée d’un nouvel antisémitisme moderne, émergeait l’idée d’un sursaut identitaire, non plus orienté vers un repli religieux, mais traduit en termes politiques, par l’affirmation du droit des juifs à disposer d’eux-mêmes, dans un cadre national défini et reconnu.
Comme le résume parfaitement le Pr Zeev Sternhell, dans son ouvrage consacré à ce sujet et intitulé « Aux origines d’Israël, entre nationalisme et socialisme » (paru aux éditions Fayard en 1996), « le sionisme a pris forme dans un monde composé d’entités nationales violentes et suspicieuses, un monde d’où la tolérance religieuse était absente, où la différence était une tare et où la séparation de la société et de la religion était inconnue, peut être même impossible. » (p.24).
Et de poursuivre, page 25, qu’il « serait un peu court d’assimiler le sionisme du dernier tiers du 19ème siècle à une idéologie de réponse à la seule insécurité physique qui ne cessait alors de s’aggraver pour les juifs d’Europe centrale et de l’Est surtout. Le sionisme a été aussi une réponse de type de herderien, pour ne pas dire tribal, au défi de l‘émancipation. Dans l’esprit de David Ben Gourion (1886-1973), pour ne citer que lui ici, le sionisme ne doit pas son essor aux souffrances et discriminations que subissaient alors les juifs d’Europe et de l’Est, mais à la volonté de parer aux risques de disparition de l’identité juive ».
 
Conscients que cette légitimité pouvait naturellement être sujette à discussion, tant sur un point de vue religieux qu’historique et politique, au regard notamment de la présence arabe qui pré-existait au retour des juifs en Eretz-Israël, les pères du Sionisme développèrent l’idée du mérite, selon laquelle la terre d’Israël doit revenir au peuple capable de s’en approprier et de la faire fructifier : « Nous avons un droit historique sur cette terre. Il sera nôtre tant qu’une autre force vitale et créatrice ne l’aura pas acquis en toute exclusivité. Notre terre, qui a été « le pays du lait et du miel », ou pour le moins une terre de haute culture, est devenue plus désolée et plus pauvre que n’importe quel autre pays civilisé. Elle s’est vidée aussi (ou presque). Cette situation est comme une confirmation de notre droit sur le pays. C’est comme si le pays n’a jamais cessé de nous dire qu’il nous attendait. » (Discours de Berl Katznelson à la 1ère convention tenue le 24 février 1919 à Petah-Tikva – extrait du Recueil Ahdout Haavoda p.7).
 
Comme le rappelle à juste titre Zeev Sternhell, reprenant les propos dès Pères du sionisme, Aaron David Gordon, Berl Katznelson et David Ben Gourion, la Bible a donc été l’argument suprême du Sionisme : « Nous avons avec Eretz-Israël un contrat que nul et rien ne peut annuler, un contrat éternel : je veux parler de la Bible ».

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