Le Temps des Revelations

Coup de coeur :

Il ne fait aucun doute que dès l’âge à partir duquel il prend conscience de la précarité de son existence, l’homme est taraudé par l’une des questions les plus énigmatiques de son existence : qu’advient-il de sa conscience lorsque le corps physique et les fonctions vitales ont cessé et que celui-ci, enseveli ou incinéré, est réduit à l’état de poussière ?
 
Depuis le début de l’humanité, cette question hante l’esprit de l’homme à tel point que nombre de philosophes, de sociologues et d’anthropologues ont affirmé que la peur de la mort serait sans doute à l’origine des modèles de pensées et des croyances religieuses développées par les différentes sociétés humaines, afin de rassurer l’homme sur les mystères de son existence, de sa mort et de l’univers qui l’environne.
 
Toutes les communautés humaines, des peuplades les plus primitives aux civilisations les plus puissantes, se sont adossées à des religions ou à des philosophies censées répondre à ces inquiétudes.
 
La survie de l’esprit après la mort physique au sein d’un monde spirituel invisible, et la transmigration des âmes d’un corps à l’autre, constituent les deux principales croyances véhiculées par les religions et les philosophies qui ont traversées les principales communautés humaines de ces trois derniers millénaires.
 
Le recul de l’influence du religieux dans la vie et les préoccupations de nos contemporains occidentaux, le confinement de la foi et de l’enseignement religieux au strict cercle de la vie privée, le désintérêt sans cesse croissant pour les grandes institutions religieuses, participent depuis plusieurs décennies à un oubli des dogmes ayant fondé les trois grandes religions monothéistes et des espérances que ces dernières véhiculent sur la vie après la Mort.
 
Pour autant, l’homme moderne n’a pas davantage que ces ancêtres d’il y a plusieurs siècles, dissipé sa crainte de la mort, crainte qui n’a fait en réalité que s’accroître au fur et à mesure que se dissipait l’emprise du religieux dans la société et dans la vie individuelle.
 
L’Homme moderne, confronté à une solitude rarement égalée au cours de l’histoire des peuples et des civilisations, tente de répondre à cette lancinante angoisse de deux manières distinctes : l’une consiste à exploiter toutes les possibilités offertes par la connaissance scientifique, pour retarder l’âge de la vieillesse et par conséquent l’heure de la mort ; l’autre incline l’individu à se créer une sorte de spiritualité sur mesure, sous forme de patchwork religieux, où chacun puise, dans des connaissances religieuses, théologiques, historiques et philosophiques, les éléments disparates de multiples confessions existantes.
 
On ne compte plus aujourd’hui les chrétiens qui déclarent croire en la réincarnation, avoir une forte sympathie pour le Dalaï Lama, pratiquer le yoga ou des techniques de méditation venues d’extrême orient, tout en se signant à l’entrée d’une église, en accordant une importance au baptême, en refusant le jeûne du Carême, ou en rejetant le discours du Pape sur la morale , et cela sans aucune connaissance de la réalité des enseignements prodigués par les fondateurs de ces croyances et leur complexité, leur profondeur.
 
C’est ainsi qu’à la recherche éperdue de longévité, au culte de la jeunesse prôné par la société moderne, marchande et consumériste, se confronte la construction par beaucoup de nos contemporains d’une spiritualité composée d’agrégats de croyances et idées disparates, auxquels ils se raccrochent, avec un fond de désespoir pour tenter de répondre aux grandes et énigmatiques questions posées par l’existence humaine, sa mort et celles de ses proches.
 
Pendant ce temps, une autre partie du monde, en réaction à cette civilisation - certes si brillante sur le plan technologique, scientifique et économique -, se cristallise autour d’un radicalisme religieux qui confine malheureusement ses habitants dans une méconnaissance grave de l’essence même des enseignements religieux sur lesquels ils s’arc-boutent et une dénaturations des vérités révélées par leur fondateur, plongeant les populations concernées dans des abysses de frustrations, aux antipodes du réconfort et de la sérénité auxquels ces enseignements doivent conduire l’Homme.
 
À l’égarement d’une partie de l’Occident - qui cherche trop souvent au travers d’une marchandisation des spiritualités et des croyances religieuses une contrepartie à une vie qui se résume trop souvent à une course effrénée à la production et à la consommation de biens matériels -, s’oppose l’égarement croissant du reste du monde, qui cherche au travers du radicalisme et de la négation de l’individu, le moyen de répondre à ces mêmes impératifs.v
 
Cette série d’articles a donc pour objet essentiel d’étudier, autour de cette espérance d’une vie après la mort, la consistance que les religions et leurs textes fondateurs ont livré aux hommes, tout en tentant de dégager – à supposer qu’elle existe -, une ligne directrice ou à tout le moins une offre de réponse à cette cruciale question qui agite l’homme depuis l’origine : celle de la permanence ou non de sa conscience après au lendemain de sa mort physique.

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